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Carla Bruni-Sarkozy: 410 000€ pour se faire installer un #wordpress aux frais du contribuable /le feuilleton continue!

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logo de la fondation Carla Bruni-Sarkozy

Depuis que la Cour des comptes a révélé le coût extravagant du site de l’épouse de Nicolas Sarkozy, on assiste à un feuilleton, qui commence par un site maigrelet réalisé sous le logiciel libre WordPress en 2009.

Carlabrunisarkozy.org a coûté 410.000 euros à l’État

 

Le 18 juillet, c’est ce chiffre faramineux que relève Politique.net à partir du rapport de la Cour des comptes. Carlabrunisarkozy.org (lancé en 2009 et toujours en ligne), consacré aux bonnes œuvres de la Première dame [je sais, la notion, américaine, n’existe pas en droit français] d’alors, a coûté 410.000 euros à l’État pour 2011 et 2012.

 « Une cyber catastrophe à 410.000 euros pour le contribuable »

Le 21 juillet, c’est en ces termes peu élogieux que le journaliste et blogueur Bluetouff, alias Olivier Laurelli, dresse une analyse – exécution en règle du site de Carla Bruni-Sarkozy, publiée aussi le lendemain dans Rue89.

La lecture intégrale de ce texte est chaudement recommandée.

« Si je devais chiffrer techniquement le développement d’un site comme Reflets.info, ce dernier n’excéderait pas les 4000 euros pour une petite semaine de customisation de skin et modules. Comment celui de Carla Bruni Sarkozy a t-il pu être facturé 100 fois plus cher? »

« Le WordPress n’est techniquement pas maintenu. Le fichier readme.html arbore fièrement une version 3.0.4.  A titre d’information nous en sommes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, à la version 3.5.2 ! »

« Le contribuable s’est fait escroquer, c’est pour moi une évidence../.. »

 Une pétition: Carla Bruni, faites don des 410.000 euros

Le 24 juillet, une pétition est lancée sur Change.org: « Carla Bruni: faites don des 410.000 euros d’argent public dépensés pour votre site personnel ».

Signée au moment où je publie ce billet par plus de 65.000 personnes.

 La fondation Carla Bruni Sarkozy se défend – enfin, essaie

Via un « démenti » sur son fameux site, la fondation essaie d’éteindre l’incendie.

« – Tous les contenus visibles sur ce site on été intégralement financés par la Fondation. Ils n’ont été en aucune façon financés par l’Etat ou quelque autre entité extérieure à la Fondation, et ceci depuis la création du site. »

Bel exemple de tentative d’enfumage que ce « tous les contenus visibles sur ce site », qui appelle immédiatement « et le contenant? ».

 Un compte Twitter aurait suffi

La fondation Bruni essaie aussi de se défendre via Le Figaro hier, 26 juillet.

Elle affirme que le site web renvoyait à l’époque  à différents contenus, dont les « actions de la première dame » et l’engagement de Carla Bruni contre le sida, depuis retirées du site.

Manque de chance pour cette défense en carton pâte, Olivier Laurelli réplique, après avoir trouvé via la WayBack Machine, des exemples de ces contenus si chers, qui s’avèrent si succincts qu’un compte Twitter aurait suffi à les publier.

 Une controverse qui passe à l’international et s’élargit

Cette affaire exemplaire où se mêlent gaspillage d’argent public, confusion public-privé et dépenses délirantes a notamment été relevée hier par le Guardian. Le quotidien britannique attaque son article ainsi:

« Quand Carla Bruni-Sarkozy – une héritière millionnaire qui dans le passé a gagné plus de 4 millions de livres par an [4,6 millions d’euros] comme mannequin vedette – est devenue la Première dame de France, des commentateurs ont murmuré qu’elle pourrait être attaquée comme une sorte de Marie-Antoinette moderne. Mais ce n’est que maintenant que son mari, l’ancien président de droite, Nicolas Sarkozy, a quitté ses fonctions qu’elle est de plus en plus prise comme le symbole de son ère d’argent et de bling-bling. »

De son côté Olivier Laurelli, qui ne lâche pas le morceau, relève aujourd’hui, 27 juillet, que

« Le site a en fait coûté bien plus de 410.000 euros: sa conception initiale en 2009.

Une question légitime subsiste: Puisqu’en 2009 déjà, le site était déjà ‘dédié à sa fonction de première dame’, combien a t-il absorbé pour les années 2009 et 2010? »

A suivre…

http://www.zdnet.fr/actualites/carla-bruni-sarkozy-un-site-en-toc-a-prix-bling-bling-aux-frais-du-contribuable-39792779.htm#xtor=RSS-1

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Un vole pur et dure

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Mon compte a été bloqué il y à 3 semaine pour bot-using malgré les statistiques du compte qui prouve le contraire, aujourd’hui mon second compte viens d’être bloqué pour les même raison …. Suite à de multiples tentatives au prés du support voici le message type que je reçois

Bonjour,
le système de détection anti-bot a contrôlé votre compte DarkOrbit positif. Vous avez utilisé un logiciel de triche sur le compte et nous recommandons fortement de cesser immédiatement l’utilisation du logiciel. Il s’agit du dernier avertissement. La prochainement fois un blocage définitif sera appliqué.
Veuillez prendre connaissance de ces 2 topics:
[> http://fr.board.bigpoint.com/darkorbit/showthread.php?t=701000 <]
[> http://fr.board.bigpoint.com/darkorbit/showthread.php?t=705600 <]
Nous ne vous apporterons aucune aide juridique si vous souhaitez contester cette décision.
Nous vous remercions de votre compréhension et nous fermons définitivement ce ticket.
Cordialement,
David

Support Bigpoint

Merci pour ce beau message Type que reçoivent les clients de bigpoint, une belle façon de traiter les joueurs qui font vivre leur société.
A force de persuasion, toujours aucune justification de leur part mais ceci:

Bonjour,
pas grave je bloquerais votre compte pour flood au support
Nous vous avons déjà répondu précédemment à votre demande, nous fermons donc définitivement ce ticket, merci de ne plus y répondre.
Cordialement,

David

Support Bigpoint

Bonjour,

nous fermons ce ticket.

Nous n’allons pas commencer à discuter au sujet de votre blocage pour bot-using, ni des sanctions appliquées. Il faut assumer les conséquences de vos actes.

Cordialement,

Kevin

Support Bigpoint
Félicitation au voleur qui n’ont pas refusé les multiples euros que j’ai mis dans les compte et qui me traite comme un moins que rien pour parler proprement.
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LA DICTATURE DE BIGPOINT * Le jeu Darkorbit est un jeu en réseau dit gratuit mais ou on peux aussi payer via le support de Bigpoint.

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 Pour les personnes ki joue en rezeau ^^ ce site vient de prendre l’argent des gents et ensuite il a bloker tt les joueurs ki ont payer comme des tricheurs  …. si kelkun s’ennuit  le site bigpoint c est un support qui prend l argent de son jeux darkorbit en reseau : voici les liens pour s amusé 

http://www.darkorbit.fr/28?aid=295&aip=SB&gclid=CKW6opDKy7gCFTMctAodFWsAwA

http://fr.bigpoint.com/?aid=295&aig=25&aip=SB&gclid=CK6t6ZrKy7gCFdHMtAod3zAAWg

 Ces derniers temps ce jeu se permet de faire passer des scripts antibot afin de bloquer des utilisateurs qui paye pour jouer 
avec pour sanction la perte d’améliorations qui son payent e  faites sur ces comptes.
   Hors lors de ces fameux scripts des joueurs ayant injecter de grosses sommes d’argent  jusqu a 8000 euros 
se sont retrouvé bloquer soit 72h avec pertes de ces dites améliorations ou un blocage définitif de leur compte non justifiés.
   Suite à cela chacune de ces personnes se sont tournées vers le support de Bigpoint afin d’avoir des explications, 
mais sans succès car soit ils reçoivent un message type impersonnel ne répondant pas bien entendu à leurs questions
soit un message de menace de blocage supplémentaire si ils insistent à vouloir des réponses.
 Non seulement les utilisateurs ce font voler leur argent en étant sanctionner injustement mais en plus ils doivent garder 
le silence et se laisser faire.
nous avons les preuves des payement effectué sur le site, des joueurs et les comptes bloquer  
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censure :Le porno bientôt bloqué par défaut par les FAI au Royaume-Uni

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blocage-porno-ukLe premier ministre britannique David Cameron a annoncé que la pornographie en ligne serait bientôt bloquée par défaut. Ceux qui voudront continuer à pouvoir y accéder devront alors en faire la demande auprès de leur fournisseur d’accès à Internet pour débloquer le filtrage.

« Protéger l’innocence des enfants », tel est l’objectif des nouvelles mesures annoncées par David Cameron. En plus du blocage des sites pornographiques, les vidéos mettant en scène des viols vont devenir illégales, comme c’est déjà le cas en Écosse, et une liste de termes considérés comme « horribles » (« horrific ») devront être blacklistés dès le mois d’octobre 2013 par les moteurs de recherche. Enfin, pour ramener les pédophiles à la raison, une page s’affichera automatiquement lorsqu’une personne cherchera des contenus pédopornographiques.

Le premier ministre attend de la part des FAI britanniques qu’ils coopèrent, leur reprochant de « ne pas avoir fait assez pour assumer leur responsabilité » sur ce sujet, malgré le fait qu’ils aient le « devoir moral » de le faire. Les principaux acteurs du marché, fournissant un accès Internet à 95% des ménages outre-manche, ont par ailleurs accepté leur nouvelle mission de filtrage. Dans le même temps, plus de pouvoirs seront donnés aux experts du Child Exploitation and Online Protection Centre, qui traquent les pédophiles sur le net.

http://anth0.fr/2013/07/24/le-porno-bientot-bloque-par-defaut-par-les-fai-au-royaume-uni/

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Après #Apple et #Ubuntu, c'est au tour d'#OVH d'être #piraté ![Pcinpact]

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ovh datacenter strasbourg

 

Encore un. En effet, depuis ce matin les annonces de données volées s’enchainent les unes après les autres. 

Après Apple et Ubuntu, c’est au tour d’OVH de faire savoir que la sécurité de ses serveurs a été compromise et que les données clients européens sont dans la nature. Une vaste campagne de mail partira ce jour pour demander à ce que les mots de passe soient réinitialisés.

 

http://www.pcinpact.com/news/81342-ovh-pirate-clients-europeens-invites-a-changer-leur-mot-passe.htm

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"PRISM a réveillé les Européens", selon la vice-présidente de la Commission

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Société 2.0 –

L’affaire PRISM a peut-être sorti l’Europe de sa torpeur. Ces dernières semaines, le Parlement européen, la Commission et les ministres de la justice des États membres affichent un volontarisme certain. Reste à transformer les intentions en actes concrets. Mais vu l’étendue de la surveillance électronique et la variété des programmes d’espionnage, n’est-il pas trop tard ?

PRISM est-il l’électrochoc dont l’Europe avait besoin pour se souder politiquement ? Il est sans doute un peu tôt pour le dire. Toujours est-il que le Vieux Continent se met en branle. Du côté du Parlement européen, le programme est fixé pour les prochains mois : des auditions sont programmées en septembre, des déplacements aux USA doivent avoir lieu en octobre et des rapports doivent être produits.

Concernant le Conseil des ministres de l’Union européenne, les révélations sur l’espionnage électronique ont changé la donne. « Prism a réveillé les Européens sur la nécessité d’avoir des règles fortes et strictes« , à en croire la vice-présidente de la Commission européenne, en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté. « On va pouvoir accélérer la cadence et faire très, très vite« .

En ligne de mire, la révision de la directive 95/46/CE sur la protection des données personnelles. Un brouillon a pourtant été soumis début juin, mais les ministres de l’Union européenne l’ont repoussé. Pas assez protecteur pour les uns, trop handicapant pour le e-commerce pour les autres… ironie du sort, le Guardian révélait au même moment l’existence du programme PRISM.

Depuis, le couple franco-allemand a l’air de s’accorder. Christiane Taubiraa ainsi fait une déclaration commune avec la ministre de la justice d’Allemagne en faveur de la garantie d’un « haut niveau de protection des données des citoyens européens » et du « droit de chaque citoyen de savoir quelles données personnelles sont collectées par les opérateurs de télécommunication« .

Les Européens doivent également savoir « dans quelle mesure ces données sont transférées à des autorités étrangères et dans quel but« , tout en laissant à l’Union européenne la capacité de « pouvoir continuer à veiller aux conditions de leur utilisation« . Les deux ministres ont souhaité que ce projet de réglementation, qui devra être « exigeant« , aboutisse « le plus vite possible« .

« La nouvelle du jour, c’est que les Français et les Allemands veulent avancer vite. C’est une décision qui est prise à la majorité, et on peut se permettre d’oublier l’opposition de la Grande-Bretagne quand le moteur franco-allemand rassemble la grande majorité des États membres« ,selon Viviane Reding. « L’action conjointe franco-allemande va être extrêmement utile« .

Néanmoins, l’affaire PRISM n’est que la partie émergée de la surveillance électronique (voir l’article de Reflets sur l’écoute directe des câbles sous-marins et l’espionnage décentralisé). En la matière, les pays qui s’offusquent de l’espionnage américain ne sont pas les derniers à appliquer leur propre stratégie, voire à passer des accords directement avec la NSA. La raison d’État l’emporte sur l’État de droit.

Cela étant, ce n’est pas une raison pour rester les bras ballants. L’Europe bouge. Reste à voir quelle sera la portée finale du projet de règlement européen en la matière et son efficacité réelle. Car la pression américaine pour que le statu quo perdure est gigantesque, tout comme l’est le lobbying des géants du net pour éviter que la naissance d’une législation trop contraignante sur le Vieux Continent.

( photo : présidence lituanienne de l’UE )

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Prism : Microsoft nie avoir donné un "accès direct" aux données à la NSA

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Microsoft a rebondi sur les révélations du Guardian selon lesquelles la firme avait largement collaboré avec la NSA, notamment en lui permettant de contourner le chiffrement des données sur Outlook. Elle assure que seule une « minuscule fraction » des données de ses clients ont fait l’objet de requêtes.

Skype dans Outlook.com

Microsoft dément avoir largement collaboré avec les services de renseignement américains pour lui faciliter l’accès aux données des utilisateurs. Le 12 juillet dernier,The Guardian faisait état de nouvelles révélations concernant l’affaire Prism, selon lesquelles la firme de Redmond avait notamment aidé la NSA à contourner le nouveau système de chiffrement des données d’Outlook.

De nombreux services étaient concernés, qu’il s’agisse d’Outlook, SkyDrive mais aussi Skype. Pour ce dernier, la NSA se félicitait dans les documents publiés par la NSA d’avoir réussi à tripler le volume de vidéos recueillies à travers le programme Prism.

Dans son communiqué, publié sur Technet, la firme continue de nier en bloc ces révélations. Elle assure ne fournir en aucun cas un accès direct et sans entraves aux données de ses clients. Elle rappelle que les informations transmises aux services de renseignement découlent de procédure légales, y compris pour les motifs de sécurité nationale. Microsoft poursuit son argumentaire en affirmant que seule une « minuscule fraction » des données de ses clients ont fait l’objet « d’une demande de l’Etat liée au droit pénal ou à la sécurité nationale ». Et de conclure en mettant en avant le travail de son service juridique, chargé d’évaluer la validité des requêtes gouvernementales et de les rejeter si besoin est.

La firme en a profité pour annoncer qu’elle avait demandé davantage de marge de manoeuvre au procureur général pour expliquer la façon dont les requêtes gouvernementales sont traitées, évoquant « d’importantes inexactitudes » dans les médias. Pour le moment, les partenaires du programme Prism n’ont été autorisés à publier uniquement le nombre global de requêtes dont ils ont fait l’objet, une fourchette regroupant des demandes très hétéroclites.


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Blocage d’un important site de streaming sportif au Royaume-Uni

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La justice britannique a ordonné hier aux six principaux FAI du pays de bloquer « FirstRow », un célèbre site de streaming dédié au sport (foot, tennis, etc.). La présence de liens renvoyant vers des vidéos a été considérée comme un acte non autorisé de communication au public de contenus protégés. Si la mesure était exigée par les ayants droit, elle pourrait cependant souffrir des mêmes travers que le blocage de sites comme The Pirate Bay, à savoir d’être facilement contournable. 

firstrow

 .

 

À l’origine de cette décision (disponible ici), se trouve la « Football Association Premier League Limited » (FAPLL), c’est-à-dire la fédération en charge du championnat de football du Royaume-Uni. Cette organisation était la seule à pouvoir accorder les droits de diffusion des matchs de la Premier League que ce soit aux chaînes de télévision ou à d’autres acteurs. Or FirstRow n’avait pas acquis ces droits, d’où l’action exercée par la FAPLL auprès des tribunaux britanniques.

FirstRow coupable de diffusion au public non autorisée

 

Dans sa décision, le juge Arnold a considéré que FirstRow avait bien porté atteinte aux droits de la FAPLL en diffusant au public et sans autorisation des contenus protégés. Le magistrat a expressément indiqué que la présence de liens renvoyant vers des vidéos valait communication au public. Il a donc accédé à la requête des ayants droit, qui exigeaient un blocage du site. Une mesure décrite comme « proportionnée » dans le jugement. Sky, BT, Virgin Media, O2, Everything Everywhere et TalkTalk devraient donc mettre en œuvre sous peu les mesures ordonnées par le juge Arnold.

Un blocage à l’effectivité remise en question

Mais pour le responsable du site de streaming, cette décision correspond à un véritable « non-sens ». « Notre site fonctionne à partir de lecteurs tiers, donc bloquer FirstRow n’arrêtera pas les flux, puisque les streams resteront accessibles en ligne » a-t-il ainsi déclaré à TorrentFreak. L’homme a également contesté les chiffres fournis par l’expert mandaté par la FAPLL, affirmant générer mensuellement 6 000 livres sterling, dont 4 000 serviraient à payer les coûts liés aux serveurs du site.

 

article integral:

http://www.pcinpact.com/news/81253-blocage-d-un-important-site-streaming-sportif-au-royaume-uni.htm

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Le piratage s'effondre en Norvège, sans Hadopi

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À en croire un rapport Ipsos sur ces quatre dernières années, la Norvège est en train de démontrer le rôle-clé de l’offre légale dans la lutte contre le téléchargement illicite. Point à souligner, ce recul s’est produit dans un pays qui n’a pas mis en place la riposte graduée.

Le téléchargement illicite n’est pas une fatalité. Il n’est que la conséquence de l’inadaptation du droit d’auteur et de la rémunération des créateurs aux particularités du numérique. Ce phénomène ne pourra que se résorber lorsqu’une réforme ambitieuse (comme celle-ci oucelle-là) sera engagée. Mais encore faut-il avoir le courage politique d’engager une telle révision.

En attendant, le meilleur moyen à disposition des pouvoirs publics et des industries du divertissement reste l’offre légale. C’est en proposant un choix de qualité, accessible, varié, abondant et abordable que les ayants droit parviendront à faire revenir les adeptes du téléchargement illégal dans les clous de la législation. Ce n’est pas en tapant à coups de bâton sur l’internaute.

Cette logique est manifestement à l’œuvre en Norvège, à en croire unrapport (.pdf) Ipsos sur la période 2008 – 2012. Relayée par Torrentfreak, l’étude assure avoir constaté un effondrement du piratage de la musique et une baisse sensible concernant les films. En revanche, la situation est plus contrastée pour les contenus audiovisuels. Une hausse s’est produite jusqu’en 2011, avant une nette baisse l’année d’après.

Concernant la musique, le rapport indique que 210 millions de titres ont été piratés l’an dernier contre 1,2 milliard en 2008. Concernant les films, le nombre de contenus piratés est passé de 125 millions en 2008 à 65 millions en 2012. Du côté des séries télévisées, les statistiques ont évolué de 135 millions à 55 millions. Et la faible population du pays (à peine cinq millions) n’explique pas tout.

A priori, ce n’est pas la menace du gendarme qui a poussé les Norvégiens à adapter leurs pratiques culturelles sur la toile. Il n’existe aucun mécanisme de riposte graduée là-bas, contrairement en France. On se souvient d’ailleurs que les FAI ont refusé de suivre les instructions de l’industrie musicale, tandis qu’un ministre a manifesté son opposition à ce mécanisme, lui préférant la licence globale.

La réponse est plutôt à chercher du côté de l’offre légale. Le service de SVOD Netflix est par exemple disponible en Norvège. Les plateformes musicales en streaming sont également très populaires, à l’image de Spotify ou Wimp. À l’été 2012, la presse norvégienne indiquait que 48 % des Norvégiens disposaient d’un compte sur l’un de ces services.

« Lorsque vous avez une offre légale de qualité, les personnes ont tendance à s’en servir« , a commenté un ancien professeur de droit de l’université d’Oslo. « Lorsque vous avez à disposition une offre qui ne coûte pas trop cher et est facile à utiliser, il est moins intéressant de télécharger illégalement« .

Sans doute la Haute Autorité en tirera-t-elle quelques conclusions, dont le bilan anti-piratage et son impact sur les chiffres de la consommation légale sont accablants. Cela dit, la responsabilité incombe aussi aux plateformes légales, dont un récent test a mis en lumière les nombreux obstacles qui empêchent ces offres de rivaliser efficacement avec les contenus circulant sur des canaux alternatifs.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Prism : Microsoft aurait aidé la NSA à déchiffrer les flux Skype et Outlook

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Microsoft est-il un collaborateur zêlé des services secrets américains ? La question se pose, selon des extraits de documents fournis par Edward Snowden, l’informaticien de la NSA (national security agency) en fuite, révélés par le quotidien anglais The Guardian.
Ces documents dressent le détail de la collaboration entre l’éditeur américain et les agences fédérales NSA et FBI. Celles-ci souhaitaient intercepter les échanges électroniques transitant par les divers services en ligne de Microsoft.
Selon ces révélations, la NSA s’inquiétait de ne pouvoir déchiffrer les conversations instantanées (chats) effectuées via Outlook.com, lorsque le chiffrement a commencé à être testé sur ce service en juillet 2012.
Quelques mois plus tard, en décembre 2012, la NSA et Microsoft, auraient trouvé ensemble une solution à ce problème en contournant le chiffrement et ce, avant que le service ne soit ouvert commercialement au début 2013.
Un autre document stipule que la NSA aurait accès aux courriels sur HotmailOutlook et Live,avant qu’ils ne soient chiffrés lors de leur envoi.

Accès direct du FBI au données stockées sur Skydrive

Le service de stockage en ligne Skydrive aurait aussi été l’objet d’une coopération étroite entre l’éditeur et le FBI. L’agence fédérale chargée de la sécurité intérieure aurait obtenu un accès direct à ces données stockées.
Enfin, la NSA aurait consacré des efforts particuliers pour pouvoir collecter les communications échangées par Skype. Ce service d’échanges voix-chat-vidéo avait été intégré au programme Prism d’écoutes des communications électroniques quelques mois avant que Microsoft ne rachète l’entreprise à l’été 2011. 
Un document révèle qu’une nouvelle fonction de surveillance des échanges vidéo sur Skype aurait permis, le 14 juillet 2012, de tripler la collecte de ces communications par l’agence NSA. L’ajout de ces flux serait venu compléter l’interception de la portion audio de ces sessions vidéo, déjà réalisée avec succès, selon ces mêmes révélations.
Skype recourt pourtant à un protocole de communication « propriétaire » réputé très difficile à intercepter. Mais c’était sans compter sur la coopération de Microsoft avec les services secrets américains…
Source :
– How Microsoft handed the NSA access to encrypted messages (The Guardian)
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Au Venezuela, une ministre appelle la population à quitter #Facebook

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La ministre vénézuélienne chargée des affaires pénitentiaires a invité la population à quitter Facebook. Le réseau social américain est en effet accusé d’aider les agences de renseignement des États-Unis à collecter et analyser les données et les communications des internautes.

voici le message publié mercredi sur le réseau social Twitter.

« Compatriotes : annulez vos comptes sur Facebook, vous travaillez gratuitement comme informateurs pour le compte de la CIA ! Tirez les leçons de l’affaire Snowden« ,

Le 5 juillet, les autorités vénézuéliennes ont fait savoir que le pays accepte d’accorder l’asile à l’Américain « pour le protéger de la persécution de l’empire le plus puissant du monde, qui s’est déchaînée sur lui« . Une réponse qui n’est guère surprenante, au regard des relations difficiles entre les États-Unis et le Venezuela, tant sur le plan diplomatique qu’en matière idéologique.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Paris : Quelques photos de la 1ere mobilisation pour défendre Edward Snowden

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La mobilisation,  lancée il y a seulement 2 jours par le parti pirate (section île de France) et reprise hier par la quadrature du net, n’a pas eu le temps d’être médiatisée.

Pourtant, une cinquantaine de personnes se sont tout de même rassemblées ce Dimanche sur le Parvis des droits de l’Homme à Paris, en soutien à Edward Snowden.

Edward Snowden est recherché par les Etats Unis après avoir révélé quelques-unes des méthodes de surveillance généralisée qu’utilise le gouvernement des USA. Il a demandé l’asile à 21 pays, et la plupart ont, comme la France, refusé. Actuellement, 3 pays d’Amérique latine se disent prêts à l’accueillir.

Crédit Photos Max du barreau

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