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La Roumanie ne ratifiera pas ACTA!

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Le Premier-ministre Victor Ponta a déclaré que la Roumanie ne ratifiera pas l’ACTA (Accord commercial anti-contrefaçon) à moins que le Parlement européen n’adopte des modifications qui garantissent le droit à la vie privée. 

« Nous ne ratifierons pas ACTA tant que le  Parlement Européen n’aura pas  apporté des modifications qui assurent la protection des droits de propriété intellectuelle, mais qui s’assure également que le droit à la vie privée n’est pas violé.

La possibilité que les fournisseurs d’Internet sont autorisés à se rendre dans ma boite e-mail pour y lire mes messages, est quelque chose que je refuse pour moi, et que je ne souhaite à aucun Roumains « 

 

Le Parlement européen n’ayant pas le pouvoir de modifier ACTA, la ratification de la Roumanie semble  improbable.

 

Le 9 Juin 2012, venez nombreux à la manifestation mondiale contre ACTA. Plus de 60 villes dans le monde  participeront à l’évènement dont plus d’une dizaine de villes Françaises. Rejoignez-nous : non à ACTA! Les lieux des manifs FR ici

http://www.balkans.com/open-news.php?uniquenumber=145536

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Megaupload: Kim Dotcom refuse de donner les mots de passe de ses ordinateurs!

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Megaupload: Kim Dotcom refuse de donner les mots de passe de ses ordinateurs!

Megaupload continue sa bataille juridique, à la fois aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande.

Kim Dotcom, fondateur Megaupload,  exige l’accès à 135 ordinateurs et disques durs qui ont été saisis à son domicile en Janvier, de sorte que les données puissent être utilisées pour assurer sa défense.

Jusque-là, il a toujours refusé de donner les mots de passe permettant d’accéder aux données chiffrées stockées sur ses machines. L’équipe d’avocats de  Dotcom  conteste la légalité des mandats de perquisition devant la Haute Cour d’Auckland et accuse le gouvernement américain d’un combat inégal.

L’avocat a fait valoir que les données sont nécessaires afin de préparer une défense appropriée. Non seulement pour lutter contre l’extradition, mais aussi afin de montrer  «l’action policière excessive» qui a eu lieu durant le raid (perquisition)

L’intégralité de l’opération policière a été filmée par vidéo surveillance et ces vidéos sont justement stockées sur les ordinateurs en question.

Le FBI, cependant, s’oppose à la remise des données parce que certains des fichiers sont cryptés. 

Le Fondateur de Megaupload  refuse en effet de remettre les mots de passe avant d’avoir la garantie de pouvoir lui aussi accéder aux données, avec une surveillance du tribunal si cela est nécessaire.

Au cours de l’audience, l’équipe de Kim Dotcom a également appris que les données stockées sur les ordinateurs avaient déjà été envoyées aux autorités américaines.

Auparavant, le tribunal avait pourtant donné l’assurance que cela n’arriverait pas sans avertissement préalable.

Davison a répondu à ces révélations en expliquant que le processus était « hors des rails » et que les droits du fondateur de Megaupload ont été bafoués.

Les audiences ont eu un effet psychologique sur le fondateur Megaupload. Lorsque son avocat a rappelé la manière dont  Dotcom a été »arraché à sa famille » en Janvier dans un raid qui peut ne pas être légal, il a dû essuyer les larmes de ses yeux.

En sortant de l’audience, Dotcom commente sa réaction .

« C’est juste se souvenir ce qui nous est arrivé je pense que c’était injuste . Je suis juste un être humain, vous savez? « A-t-il dit aux journalistes.

Maintenant que les audiences sont passées, c’est au juge de décider si le fondateur de Megaupload peut avoir accès à ses données personnelles, et de se prononcer sur l’éventuelle illégalité des mandats de perquisition.

Kim Dotcom explique à TorrentFreak que son équipe travaille dur sur une réponse à l’acte l’accusant de conspiration de racket, d’infraction de copyright, de blanchiment d’argent et des deux chefs de fond de violation pénale de copyright.

Que Megaupload ait à se défendre aux États-Unis reste encore incertainLe mois dernier, le juge O’Grady a informé le FBI qu’un procès aux Etats-Unis pourrait ne jamais se produire parce-que il est impossible de poursuivre une société étrangère pour des accusations criminelles.

 

http://torrentfreak.com/megauploads-kim-dotcom-refuses-to-give-up-passwords-120523/

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Les ventes de musique chutent malgré hadopi et la mort de Megaupload

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Le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP) a publié les chiffres des ventes de musique du 1er trimestre 2012.

Il y a 2 mois, Hadopi nous informait que le partage de fichiers illégaux aurait baissé jusqu’à 66%.

Si l’on combine cette information avec la mort de Megaupload de ce début d’année, les majors auraient donc dû réaliser une augmentation monumentale de leurs revenus.

D’ailleurs dans son rapport, le SNEP n’oublie pas de vanter la baisse du piratage dans son compte-rendu :

« Entre novembre 2010 et mars 2012, plus d’un million de personnes ont déserté les sites de P2P. La fermeture de Megaupload a permis de réduire considérablement l’audience des cyberlockers : 6 millions de visiteurs uniques en janvier 2012, 4.5 millions en mars 2012″

Pourtant après les mots, il faut passer aux chiffres et cela se passe de commentaire.

Pour le 1er trimestre 2012, le SNEP enregistre 5% de pertes de revenus dont plus de 5 millions d’euros de pertes pour le seul mois de mars 2012!

Une baisse Générale de 5% dont une baisse de 13.6 %  pour les ventes physiques (cd, DVD…) et une augmentation de 15.7% pour les ventes numériques (mp3, streaming…).

Quand  Majors, SNEP, SACEM et co auront compris que les pirates sont avant tout le Public, celui qui consomme et leur permet de s’enrichir, ils auront fait un grand pas…mais il sera peut être trop tard…

Quand on pense que HADOPI nous coûte 12 millions d’euros par an…pour faire baisser les ventes des majors! Bravo HADOPI!

 source : http://torrentnews.net/2012/05/24/hadopi-la-mort-de-megaupload-5-millions-e-en-moins-pour-les-majors-en-mars-snep/

rapport SNEP : http://proxy.siteo.com.s3.amazonaws.com/www.disqueenfrance.com/file/lemarchemusiqueenregistreetrimestre2012.pdf

http://proxy.siteo.com.s3.amazonaws.com/www.disqueenfrance.com/file/conpresse23mai2012.pdf

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VoxMagazine, le magazine libre et Gratuit sur Anonymous

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VoX Magazine « Le Mag Collectif, Libre et Gratuit sur Anonymous »Depuis plusieurs mois, il y a un véritable engouement médiatique autour des actions du Collectif Anonymous.

Pourtant, trop souvent, les propos et les opérations d’Anonymous sont déformés, mal compris ou exagérés par la presse.

Anonymous est une idée,une forme de militantisme pacifique. Anonymous milite contre les lois liberticides, les dictatures et les sectes et pour la sauvegarde et la restauration de nos  droits fondamentaux.

C’est dans le but d’expliquer qui sont vraiment les Anonymous et quelles sont les valeurs qu’ils défendent qu’est né le  projet VoX.

Comme pour les membres du collectif Anonymous , VoX Magazine n’a  pas de hiérarchie ni de représentant officiel.

Toutefois,  comme expliqué dans les premières pages du Mag, Vox a eu un début difficile.

VoX , se nommait au départ « VoxAnonymous », et il semble que ce nom ait posé problème auprès de membres du collectif qui trouvaient que le nom pouvait porter à confusion et laisser penser à un mag officiel sur les anonymous. Cependant, l’équipe de VoX a tout de même décidé de mener à bien son projet

Malgré la destruction du site, du forum, des mails, nous avons survécu et perpétué notre projet. Ainsi, les articles sont les mêmes que ceux d’origine de VoxAnonymous, car les auteurs ont suivi et donné leur accord à leur publication pour VoX, et uniquement VoX.

VoxXMagazine prévient donc :

 Il n’était pas question ni dans VoxAnonymous, ni dans ce présent VoX de devenir le magazine d’Anonymous, ni d’être un média officiel traitant du sujet.

Ce magazine n’est pas affilié à Anonymous, ce n’est pas le magazine d’Anonymous mais un magazine sur Anonymous

Je vous invite vraiment à télécharger VoXMagazine et à le lire. Des informations très intéressantes sur le mouvement Anonymous sont données.

En page 20, vous découvrirez également un excellent article sur ACTA !

VoX est totalement Gratuit, sans pub, et tous les articles sont libres de droit… A Pirater de toute urgence!

VoX « Le Magazine Collectif, Libre et Gratuit sur Anonymous »

Disponible en PDF sur le site officielVoX Magazine

http://torrentnews.net/2012/05/23/vox-magazine-le-mag-collectif-libre-et-gratuit-sur-anonymous/

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Communiqué de Presse Anonymous Opération #Revolution404 en Tunisie.

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Peuple du monde libre, la Tunisie est en danger, la révolution a été confisquée. Anciens et nouveaux dirigeants, profiteurs passés et présents du régime, s’unissent dans une touchante unanimité et s’organisent pour nous priver, à nouveau, de nos libertés fondamentales. La censure s’apprête à réapparaître, l’arbitraire de l’état à redevenir la norme.

Ammar 404 qui fût un des procédés de censure sur Internet parmi les plus stricts du monde et qui a été longuement utilisé par l’ancien régime referait donc surface sur le web tunisien avec sa barbe.

Rappelons que la Tunisie est un des pays où la technologie d’Amesys a été déployée, mais contrairement à la Libye, où le système mis en place par cette filiale de l’entreprise Bull n’est plus en service, le système reste opérationnel en Tunisie, dans l’opacité la plus complète.

Effectivement, cette structure fonctionne exactement sous forme d’une gigantesque machine qui servirait à surveiller, espionner et à censurer le net en Tunisie. Ceci est une grave violation de nos principes les plus fondamentaux, les libertés d’internet. Ces commissions que vous pouvez qualifier de comités d’espionnage, vous connaîtront mieux que vos amis ou que votre famille.

Tunisiens, tunisiennes levez-vous et rejoignez-nous.
Le temps est venu d’agir pour le maintien de nos libertés individuelles, afin de préserver nos libertés d’internet, de préserver notre liberté d’expression si difficilement obtenue. 

Luttons ensemble contre les dérives de ce régime illégitime qui doit obligatoirement tomber. Participez à l’opération Révolution404, rejoignez nous sur IRC.

AnonOps IRC Network (Anonymous Opération):
http://www.rezoanonymous.eu/anonymous-join-us.html

Radio AnonOps » The Official Radio Station:
http://www.rezoanonymous.eu/anonymous_radio_anonops.html

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L'anonymat en ligne contesté par un sénateur américain

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Un élu républicain de l’État de New York a déposé une proposition de loi visant à limiter drastiquement l’intérêt des commentaires anonymes. Selon lui, son texte permettra de mieux protéger les victimes d’intimidation, de diffamation ou de harcèlement. Mais la question de la constitutionnalité d’un tel texte se pose.

Au sein de la classe politique françaises, l’anonymat sur Internet n’est pas franchement apprécié. À plusieurs reprises, des personnalités comme Luc Ferryou Nadine Moranoont pris position contre cet état de fait, le premier jugeant que « l’anonymat permet toutes les horreurs » la seconde considérant que « l’anonymat c’est superficiel et pas courageux« .

De l’autre côté de l’Atlantique, l’anonymat est aussi dans la ligne de mire de quelques politiques. Le sénateur républicain Thomas O’Hara est de ceux-là. Membre du sénat de l’État de New York, il a déposé uneproposition de loi permettant à chacun de réclamer le retrait de commentaires publiés anonymement. Les propriétaires d’espaces communautaires devant alors se conformer aux requêtes des internautes.

Se pose dès lors la question de la constitutionnalité d’un tel texte, si jamais celui-ci entre en vigueur. En effet, le premier amendement de la Constitution des États-Unis empêche l’adoption de lois qui limitent la liberté d’expression. D’autant que, comme le note Wikipédia, la cour suprême américaine a déjà eu l’occasion de se prononcer favorablement sur l’expression anonyme.

Selon Slashdot, qui rapporte l’information, le texte est suffisamment vaste dans sa formulation pour couvrir toutes les situations. Les blogs, les réseaux sociaux, les forums, les sites de presse sont tous concernés par cette proposition de loi, et tous devront s’y conformer si jamais celle-ci est votée. Pour éviter de perdre son commentaire, l’auteur devra livrer son identité au propriétaire du site sur lequel il participe.

Le projet de Thomas O’Hara n’est pas sans rappeler la Corée du Sud, où la carte d’identité est demandée avant toute mise en ligne d’un contenu sur une plate-forme communautaire. En France, c’est via le sénateur Jean-Louis Masson que le sujet est arrivé sur la table. Celui-ci a en effet proposé une loi visant à forcer les personnes tenant un blog à y divulguer plusieurs données permettant leur identification.

Isolé sur ce sujet très sensible, Jean-Louis Masson avait cherché à faire taire les critiques les plus virulentes en arrondissant les angles. Défendantcontre vents et marées son texte, le parlementaire avait ensuite sollicité le ministre de la justice pour connaître sa position sur l’anonymat en ligne. Celui-ci a alors opposé une fin de non recevoir

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com
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ACTA : action requise pour les votes décisifs la semaine prochaine

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La semaine prochaine le Parlement européen votera sur ACTAles 30 et 31 mai.

Prévu pour la séance plénière du 3 au 5 juillet, le vote final d’ACTA au Parlement européen se rapproche et sera déterminé par le rapport final de la commission INTA

Les citoyens ont une influence décisive sur les débats au Parlement européen. Un rejet franc et massif, porté par une forte mobilisation citoyenne, permettra d’ouvrir la voie à une réforme positive du droit d’auteur.

La Commission des « Affaires juridiques » (JURI) – Votera le 30 (ou le 31) mai

La Commission « Industrie » (ITRE) – Votera le 31 mai

La Commission « Libertés civiles » (LIBE) – Vote le 31 mai

Une fois les avis JURI, ITRE, LIBE  votés, ils seront transmis à la commission principale, INTA , qui votera à son tour sur son propre rapport .

Le vote de l’INTA sera l’ultime  étape qui orientera l’adoption ou le rejet d’ACTA. 

Si nous restons vigilants et mobilisés, nous gagnerons.

http://www.laquadrature.net/fr/acta-action-requise-pour-les-votes-decisifs-la-semaine-prochaine

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Anonymous est pris au sérieux par le gouvernement du Québec (voir vidéo).

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Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Dutil, ne prend pas à la légère les menaces du collectif Anonymous : « Aujourd’hui avec Internet, il ya des pirates qui sont capables de pirater. » (Lulz). Les informaticiens du ministère de la Sécurité publique sont à pied d’œuvre afin de colmater les brèches. Pour limiter les cyber attaques, le ministère de l’Éducation a pour sa part décidé de fermer son site le soir et les fins de semaines.

Le Québec tranquille c’est fini.
La Belle Province se rebelle avec force, dans la rue et sur les réseaux, contre des articles de loi dignes d’un État policier. Défiant la police, les québécois crient leur colère depuis la loi liberticide de vendredi dernier. Le texte était supposé mettre fin aux manifestations étudiantes contre l’augmentation des frais de scolarité.

Cent. C’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis qu’a débuté le « printemps érable », ce mouvement des étudiants québécois contre l’augmentation programmée de leurs frais de scolarité.

Mais depuis vendredi, la contestation s’est étendue à toute la population, suite à la promulgation d’une loi spéciale. La « loi 78 » vise à limiter les manifestations et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013.

Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée. Rien que nous ne connaissions déjà en France.

Anonymous a apporté son soutien en publiant deux vidéos-communiqués intitulées « OpQuébec ». Au vu de l’usage de termes français et non québécois, elles ne semblent pas avoir été créées par une frange québécoise du collectif informel, comme l’analyse Florent Daudens sur Radiocanada.

Devant l’entrave à la liberté d’association et d’expression que constitue la « loi 78 », le Collectif Anonymous a appliqué les sanctions habituelles. Le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec, ainsi que celui de la Déontologie policière ont été « défaçés ».

Le Québec vibre par Anaïs Richardin (Owni.fr)

AnonOps IRC Network (Anonymous Opération)

AnonOps – opNewBlood.fr – opFrance – Revolution404 – opQuebec – Chanology

Afin de saisir la dynamique d’influence en œuvre, il est impératif de parler de l’architecture technique au sein de laquelle Anonymous passent beaucoup de temps à discuter et à coordonner les opérations : l’IRC, pour « Internet Relay Chat ».

Le canal #AnonOps est un channel généraliste : on y parle anglais. #opNewBlood.fr est dédié à l’accueil des nouveaux : guides et conseils. Tapez la commande /List pour afficher la liste complète des canaux opérationnels. Le réseau AnonOps est un endroit ouvert au débat où chacun peut s’exprimer librement.

http://www.rezocitoyen.fr/anonymous-inquiete-le-gouvernement-du-quebec.html

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la ministre de la culture plaide pour une "évolution" de la chronologie des médias

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Trois ans après l’arrêté réaménageant la chronologie des médias, la ministre de la culture Aurélie Filippetti a souhaité mardi à Cannes une évolution de ces règles dans la concertation. La chronologie des médias constitue l’un des freins au développement de l’offre légale. Il faut en effet attendre trois ans avant de voir émerger des films sur les plates-formes de vidéos à la demande par abonnement (SVOD).

C’est sans aucun doute l’un des sujets les plus sensibles de l’industrie cinématographique. Plus encore que le téléchargement illicite, la chronologie des médias est une source permanente de tension chez tous les professionnels. Ces règles déterminent en effet l’ordre et les délais à respecter pour chaque mode d’exploitation souhaitant diffuser un film.

Selon la chronologie actuelle, définie par l’arrêté du 9 juillet 2009, la diffusion peut survenir entre 4 et 48 mois selon le mode d’exploitation. Les plates-formes proposant des vidéos à la demande par abonnement (SVOD) doivent attendre trois ans pour proposer des contenus. Le délai grimpe à quatre ans pour les services gratuits de vidéo à la demande.

Le délai imposé pour la SVOD, dont le fonctionnement rappelle les plates-formes musicales Deezer ou Spotify, est beaucoup trop long pour la rendre attractive. Cette contrainte, faite pour préserver Canal+ qui est le premier contributeur du cinéma en France, freine l’émergence d’offres attractives à l’image de Netflix aux États-Unis et grève le dynamisme de l’offre légale.

Les lignes pourraient toutefois évoluer dans les prochains mois. Tandis que le Festival de Cannes bat son plein, la nouvelle ministre de la culture Aurélie Filippetti a promis une « évolution » de la chronologie des médias. Si aucune précision n’a été fournie, il est question de réviser ces règles « dans la concertation, sans précipitation » car le gouvernement est attaché à cette chronologie. (suite…)

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400 euros +400 euros avec sursis pour avoir modifié la photo de son prof sur Facebook

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Un lycéen vient d’être condamné  à payer 400 euros + 400 euros avec sursis pour avoir modifié la photo de profil Facebook d’un de ses professeurs. 

 

En septembre 2010, un professeur de philosophie de Maine-et-Loire a vu sa photo de profil Facebook retouchée, ’un chapeau chinois et des  moustaches.


N’appréciant pas la blague, le professeur a porté plainte contre l’élève,qui fut facilement retrouvé par la police grâce à son adresse ip sur la base de l’article 323-3 du Code pénal

D’après ce texte, le fait de modifier frauduleusement des données contenues dans un système de traitement automatisé de données – tel que Facebook, est puni de « cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende». 
La justice a puni le garçon d’une amende de  400 euros pour préjudice moral et matériel + 400 euros avec sursis

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Interdites par Madrid, trois télévisions « indignées » passent dans la clandestinité

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Interdites par Madrid, trois télévisions « indignées » passent dans la clandestinité

Le gouvernement régional de Madrid tente de fermer trois télévisions associatives locales, pourtant protégées par la loi sur l’audiovisuel. Leur ton dissident, leur clair soutien au mouvement des « Indignés » et leur audience en forte progression ne plaisent pas. Tout en livrant une bataille juridique et politique, les télévisions ont décidé d’émettre à partir d’un lieu tenu secret.

L’Athénée Républicain de Vallecas, le quartier historiquement « rebelle» de Madrid, de tradition ouvrière et communiste, est plein à craquer ce mercredi 16 mai à 20 h. Les directeurs respectifs de trois chaînes de télévision locales à but non lucratif – Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV – y ont convoqué une assemblée citoyenne. Le gouvernement régional de Madrid, dirigé par Esperanza Aguirre, affiliée au Parti populaire (PP, droite), vient de prendre la décision de leur interdire d’émettre depuis l’édifice Torre de Valencia, où elles sont hébergées depuis des années. Sur le site de Tele K, une mire « Off line » s’affiche, pour la première fois en dix-neuf ans. 


Des concessions pour les amis du pouvoir

Ces télés sont jugées illégales par le gouvernement régional, qui profite d’une faille juridique, les trois télés locales ne bénéficiant plus des concessions administratives ad hoc. Celles-ci ont été attribuées en 2005 par ce même gouvernement, de façon arbitraire. Selon Enrique Riobóo, directeur de Canal 33, le gouvernement régional a favorisé un petit cercle de « pistonnés » proches du pouvoir.

C’est le cas de l’opérateur de TDT Teledifusión Madrid, qui fait partie du « cluster » audiovisuel du réseau Madrid Network. Un « partenariat public-privé » à la mode actuellement, chapeauté par le gouvernement de Madrid, la chambre de commerce et… la Confédération des chefs d’entreprises, clairement opposée aux mouvements pacifistes de contestation. Lors de la répartition des licences, les trois télés « solidaires » sont restées sur la touche pour des raisons encore floues, le secrétaire général du Conseil du gouvernement de la Communauté de Madrid n’ayant pas donné suite à nos demandes d’interview.

Menace de lourdes amendes

Le Sénat espagnol est cependant intervenu en 2007, amendant la loi qui protège les télévisions communautaires existantes, comme c’est le cas avec Tele K, Solidaridad TV et Canal 33. Problème : le précédent gouvernement du PSOE (Parti socialiste espagnol) n’a pas pris la peine de rédiger le décret subordonné à l’application de cette loi avant de quitter le pouvoir. C’est dans cette faille juridique que les conservateurs madrilènes se sont engouffrés pour faire taire les trois télés locales.

S’il y a débat juridique, il n’y a pas de dossier pénal contre les télés locales. Aussi, le gouvernement d’Esperanza Aguirre s’en prend directement à la communauté de propriétaires de la Tour de Valence, l’édifice qui abrite les télévisions, qu’elle menace d’une amende de 30 000 euros par jour si celle-ci s’obstine à héberger les équipements de diffusion des émissions présumées illégales. La date du démantèlement des équipements de diffusion n’a pas été confirmée.

Émettre dans la clandestinité

Puisque le gouvernement local a le pouvoir d’attribuer les concessions, pourquoi ne pas laisser Tele K, Solidaridad TV et Canal 33 déposer une requête pour l’obtenir ? Pour Enrique Riobóo et Paco Pérez (directeur de Tele K), la décision de fermer les télés locales est politique et non technique… « La TNT a été une belle arnaque, s’insurge Enrique Riobóo. Elle était sensée encourager la pluralité des canaux et nous sommes les premières victimes de restrictions arbitraires ! » Depuis l’émergence du mouvement 15-M, le mouvement des Indignés espagnol, l’audience des trois télés locales a augmenté de façon exponentielle.

Leur ton critique envers le gouvernement d’Esperanza Aguirre et leurs images montrant l’ampleur réelle du mécontentement du peuple espagnol semblent avoir attiré les téléspectateurs. « Depuis la Tour de Valence, les télés locales peuvent atteindre pas moins de 6 millions d’auditeurs potentiels », fait remarquer Pedro de Alzaga, directeur adjoint de Cuarto Poder (« Quatrième Pouvoir »), un autre média alternatif espagnol.

Citoyens et donateurs à la rescousse

Harcelés et asphyxiés économiquement, les trois télés locales ont décidé de réagir avec l’appui des mouvements sociaux du 15-M. Tele K et Canal 33 unissent leurs forces et leurs moyens pour continuer à diffuser leurs émissions depuis un lieu gardé secret. Les trois télés s’apprêtent à déposer une requête auprès des tribunaux pour que la Loi générale sur l’audiovisuel qui les protège soit reconnue et que la fermeture des émissions soit annulée. Voilà pour la résistance juridique.

La mobilisation citoyenne est également de mise : l’assemblée de Vallecas appelle à une manifestation pour le 29 mai. Les auditeurs se cotisent pour donner un peu d’oxygène aux équipes audiovisuelles (en 2011, les dons spontanés ont atteint la somme de 38 000 euros). L’autre objectif est de diffuser largement leur lutte auprès du grand public, des groupes parlementaires espagnols, des associations de presse, mais aussi d’organismes européens (les avocats des trois télés locales étudient la possibilité de permettre aux citoyens de déposer une plainte auprès des instances européennes).

Journalistes agressés

Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV comptent sur l’appui des réseaux sociaux et celui des indignés de toute la planète pour dénoncer un cas manifeste d’atteinte à la liberté d’expression dans un état européen sensé être « démocratique ». Dans un contexte où les tentatives de censure contre la presse se multiplient.

Mi-mai, le photographe Javier Zurita, de l’agence de presse allemande Laif, a été agressé physiquement par des policiers alors qu’il couvrait un rassemblement à la Puerta del Sol. Javier Bauluz, du magazine on line Periodismo Humano, a été frappé au visage par des policiers alors qu’il couvrait une expulsion de logement. Bienvenue dans l’Europe de l’austérité démocratique !

Photo : © Javier Bauluz

http://www.bastamag.net/article2404.html

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Le Parti pirate s'invite aux élections législatives : interview exclusive du coprésident, Maxime Rouquet

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Le Parti pirate français présente plus d’une centaine de candidats aux prochaines élections législatives, soit sur plus d’une circonscription sur six. Créé il y a quelques années, ce mouvement politique transnational souhaite défendre les libertés sur internet, et faire évoluer la législation en s’adaptant aux nouveaux besoins, dans une logique démocratique. Organisé sur un modèle participatif, le Parti pirate souhaite désormais peser sur la politique française et se faire connaître des électeurs. Maxime Rouquet, coprésident du parti, nous a accordé un entretien exclusif.

 

Keek.fr : Le Parti Pirate est peu connu en France, quelles sont les valeurs phare de votre mouvement ?

Maxime Rouquet : Le premier Parti pirate est né en Suède en 2006, d’abord pour protester contre le fait de traiter de « pirates » ceux qui partageaient de la culture, comme on pouvait se prêter des livres auparavant. Plutôt que de faire des lois pour protéger des intérêts commerciaux, on souhaite élaborer des lois qui protègent les citoyens, dans le respect des droits de l’homme et de la présomption d’innocence. Le mouvement est organisé autour de trois valeurs : la défense du droit des citoyens, le libre accès à la culture, notamment par le partage sans but lucratif, et la lutte contre les monopoles privés.
L’idée du Parti pirate est de remettre en question des mécanismes qui existent depuis longtemps mais qui ne sont plus adaptés aux nouveaux usages.

 

K : Comment est-il né ?

MR : En France, le mouvement a débuté en 2006 dans la foulée des suédois. On s’est structuré moins vite, on a d’abord eu une phase de réflexion sur un forum mais sans existence en tant que telle. Les statuts ont été déposés en 2009, mais on n’est véritablement reconnu comme parti que depuis 2011.

 

K : Êtes-vous positionnés sur l’échiquier politique ?

MR : Non, on souhaite ne pas prendre position à gauche ou à droite, on considère que nos idées peuvent appartenir aux deux camps, à l’exception de certains extrêmes.

 

K : A part sur les questions liées à l’informatique et les libertés, avez-vous des positions de principe plus larges ?

MR : Oui, les pirates ont beaucoup d’idées et de principes, en particulier quant à la  vision de démocratie la plus horizontale possible. On souhaite que tout le monde puisse participer le plus possible aux débats de société. On reproche au système de démocratie représentative de nous faire choisir une personne qui va décider en notre nom sans contrôle ni participation significative de notre part.
On s’intéresse beaucoup au concept de démocratie directe, qui permettrait à chaque citoyen de s’impliquer. Il reste délicat à mettre en place si on ne se donne pas les moyens suffisants. On a donc proposé le concept de démocratie « liquide », expression qui vient de l’allemand. C’est une sorte de mélange entre les deux démocraties, directe et représentative. On peut participer à tous les débats, faire des contre-propositions. En même temps, sur les autres sujets où on n’a ni le temps ni la compétence, il est possible de déléguer son vote à une personne, en fonction des sujets. On peut le changer à tout moment. Ce système est très porteur.

 

K : Comment peut-on le mettre en œuvre concrètement ?

MR : Au sein du parti pirate, c’est possible, car nos adhérents sont volontaires. On est en train de mettre en place une plateforme, dont on se sert à titre consultatif. Chacun peut venir voter sur cette plateforme et faire des contre-propositions dessus. Il est important de mettre en avant que ça restera un outil consultatif pour le moment, et que le vote n’est pas secret puisque c’est un outil numérique, et que la décision ne se prend qu’en assemblée générale. A ce sujet, lors de la de la campagne des législatives, on va mettre en avant le fait que les machines de vote ne permettent pas une sécurité absolue du scrutin à bulletin secret. Pour un vote électronique, on ne peut pas savoir si l’anonymat est vraiment préservé, la fiabilité n’est pas incontestable.

Autre exemple, à l’origine, la déclaration des suédois pose le problème des brevets, qui sont une catastrophe aux Etats-unis pour les nouveaux entrants sur le marché. Les brevets, notamment sur le vivant, mènent à des dérives, la recherche n’est alors pas vertueuse, car elle donne un monopole à des organisations privées ayant un but commercial. On a des propositions pour remettre en question les brevets pharmaceutiques tout en les finançant par les fonds publics. Actuellement, le financement de ces industries n’est pas entièrement utilisé pour la recherche, une grande partie part dans des frais de marketing, des dividendes aux actionnaires, etc. On incite un maximum de citoyens à utiliser des médicaments brevetés. On ne fait que de la recherche rentable, et beaucoup moins de fondamentale.

 

K : Quelles sont vos relations avec les autres partis pirates dans le monde, notamment en Allemagne ?

MR : Nous sommes membres du « Parti pirate international » regroupant une soixantaine de pays qui créent ou vont créer un parti pirate. Il y a un congrès annuel, et en cours d’année, on échange régulièrement avec les partis frontaliers, notamment l’Allemagne,  les pays francophones, du Maghreb. On fait souvent des communiqués communs sur des sujets comme Wikileaks ou la Tunisie, avec des cellules de fonctionnement internationales. Au dernier congrès, à Prague, a été rédigée une déclaration pour que tous les partis pirates d’Europe présentent un programme commun aux élections européennes de 2014. L’Allemagne l’a ratifiée, la France également il y a quelques jours, après avis des adhérents.

 

K : Jusqu’à présent, vous n’avez pas eu l’occasion d’être sur le devant de la scène, quelles ont été vos actions ces dernières années ?

MR : On était avant tout dans une phase de réflexion, notre programme est aujourd’hui assez développé, et nos positions se précisent sur des sujets plus éloignés du numérique. Des adhérents avaient proposé des textes d’amendements contre des projets de loi. Concernant la loi LOPPSI par exemple, nous avions préparé un recours au Conseil constitutionnel qu’on a essayé de faire passer par le Parti socialiste, mais ça n’a pas abouti. Ils n’ont pas repris l’essentiel de notre travail, simplement attaqué l’article 4 de la loi mais pas avec les bons arguments.

 

K : Avez-vous eu des relations avec le Ministère de la culture ?

MR : Officiellement non, on n’a jamais été contacté. On l’a été à un moment par Bercy pour le plan « France numérique », mais uniquement à titre consultatif, et la plupart de nos propositions n’a pas été reprise. Au moment des polémiques liées à Wikileaks, on a pu rencontrer Frédéric Mitterrand, qui s’est intéressé à notre première candidature dans les Yvelines, aux législatives partielles de 2009. La branche française des partis pirates était alors en train de s’organiser sur fond de loi HADOPI. Donc en pratique, on sait qu’ils parlent déjà de nous. Ils savent que le Parti pirate peut devenir un concurrent sérieux, sans pour autant être un parti de gouvernement. On refuse de dépendre d’une autre organisation politique, et on ne fait pas d’alliances. Dans tous les pays avec une proportionnelle, s’il y a un groupe pirate fort, il peut représenter un arbitre intéressant dans certains débats.

 

K : Vous demandez donc un scrutin proportionnel aux élections législatives ?

MR : On n’a pas officiellement pris position dessus avec nos adhérents, mais on reste plus favorable à une véritable expression démocratique. Le système actuel n’est pas satisfaisant, on a une monarchie présidentielle où on est persuadé qu’il faut une majorité absolue au parlement.

 

K : Que pensez-vous des Anonymous ?

MR : On dénonce les mêmes choses que la plupart d’entre eux. On réagit aux mêmes choses, on dénonce les procès arbitraires. On n’a cependant pas du tout le même mode opératoire. Eux ont une action militante très forte, provoquent les grands groupes qui bafouent la liberté d’expression. Notre approche vise plus à faire évoluer la loi pour protéger les citoyens. En tant que parti politique, nous sommes obligés d’avoir une approche différente. On veut mettre à jour la législation. Par exemple, on peut faire des manifestations, mais il n’y a pas de droit équivalent sur internet. Une paralysie d’un site est plus proche d’un sitting que d’un acte répréhensible de vandalisme. On demande un équivalent dans la loi.

 

K : Qu’espérez-vous en vous présentant aux prochaines élections législatives ? Est-ce un simple moyen de vous faire connaitre ?

MR : Avant tout qu’on connaisse le Parti pirate, que les gens découvrent les idées que l’on défend. On sait qu’on ne sera pas élu, surtout au début. Nos budgets et nos moyens sont très limités. La priorité est donc de faire connaitre la démarche et l’esprit des revendications.

 

K : Est-il difficile de faire campagne pour un parti comme le vôtre ?

MR : Oui, la campagne est différente. Elle se fait essentiellement sur internet, on va demander aux citoyens de consulter nos idées sur le site, et les blogs de campagne des candidats pour imprimer les bulletins de vote, ou la profession de foi. On n’a pas encore les fonds d’un parti existant, ni suffisamment d’adhérents pour être autonomes.

 

K : Pensez-vous que François Hollande va faire évoluer la cause que vous défendez ?

MR : On est sceptiques, les déclarations concernant la culture ne vont pas dans notre sens. On reste dans une guerre pour le partage. Ceux qui partagent le plus sont ceux qui dépensent le plus, c’est prouvé. Pour l’instant, il semblerait que l’on tend à rester dans une logique répressive plutôt qu’évolutive. La majorité sortante était dans une démarche très répressive, mais ce n’est pas cette alternance qui nous rassure. C’est d’autant plus important de peser maintenant, en début de mandature, même si les résultats seront d’abord symboliques. On espère influencer un peu la politique.

 

K : Quelles sont vos ambitions pour l’avenir du Parti Pirate ?

MR : D’abord de se faire connaitre, montrer aux citoyens que le Parti pirate est un très bon moyen pour défendre ces quelques idées partagées par tous. Le but est d’arriver à nous étendre comme en Allemagne ou en Suède, et devenir une véritable force politique, et non de prendre le pouvoir, mais que ceux qui sont au pouvoir appliquent nos idées. Nous souhaitons faire passer nos idées. Certains disent que le but du Parti pirate est de ne plus avoir besoin d’exister. On reste vigilant en attendant. 

http://www.keek.fr/article/3498-interview-le-parti-pirate-s-invite-aux-elections

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