0

Hadopi : le président de la Sacem veut des sanctions sans sommation

-

A l’instar des radars routiers, le président de la Sacem demande que l’Hadopi nouvelle génération soit beaucoup plus musclée que la version actuelle, en envoyant les sanctions sans prendre la peine d’avertir au préalable l’abonné. Faute de résultats concrets de la loi Hadopi, la surenchère commence.

Alors que doit s’ouvrir cet été la discussion sur le fameux « acte 2 de l’exception culturelle » souhaité par François Hollande pour définir l’après-Hadopi, le nouveau président de la Sacem montre qu’il n’est clairement pas ouvert à une pacification des relations entre les ayants droit et les internautes. Bien au contraire.

Dans une interview à Electron Libre, Jean-Noël Tronc regrette que la Hadopi n’ait abouti à aucune « sanction prononcée à ce jour, pour un dispositif complexe dont une partie reste à la charge financière des sociétés des ayant-droits » (qui payent la collecte des adresses IP, plusieurs centaines de milliers d’euros par an). Pour lui, la loi Hadopi actuelle « impose une exception de fait à la règle générale qui est qu’à toute contrefaçon répond une sanction« .

« La sommation, c’est quoi ? Si je suis pris à 57 km/h sur la voie sur berge à Paris, on ne m’envoie pas un email d’avertissement, on me retire trois points à mon permis et je dois payer une amende« , ajoute le président de la Sacem, qui s’oppose toutefois à la suspension de l’accès à Internet.

Selon lui, la loi Hadopi « créé un réel malaise dans l’opinion publique et fait passer pour attentatoire aux libertés un dispositif qui est plutôt attentatoire au droit des créateurs« . Rien que ça. N’oublions pas pourtant qu’absolument rien dans la loi n’oblige la Sacem à participer à l’Hadopi. Si elle le fait, c’est parce qu’elle le veut bien. Juridiquement, elle peut continuer à apporter au procureur les adresses IP qu’elle collecte, pour porter plainte en contrefaçon. Mais là, l’automatisation de la sanction n’est pas assurée…

« Refondre le système, c’est ce que le gouvernement a annoncé. La mission Lescure aura notamment ce rôle. Il est temps de prendre un peu de temps, de faire un vrai bilan, qui montrera que le système de l’Hadopi a eu une vraie utilité« , plaide-t-il. 

Dans Le Buzz Média, le président du SNEP Stéphane Le Tavernier parle lui aussi de l’Hadopi au passé, tout en plaidant également pour que le principe de la sanction soit conservé à l’égard de ceux qui diffusent les oeuvres sans l’autorisation des ayants droit.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com
0

Facebook : Prison Ferme pour avoir joué à Projet X

-

En mai dernier, plusieurs centaines de jeunes se sont retrouvés un samedi soir pour faire la fête dans une villa inoccupée du sud de la France. La soirée dégénère et l’habitation est saccagée. Les organisateurs de l’événement, qui s’étaient servis des réseaux sociaux pour communiquer l’invitation, viennent d’être condamnés à 1 an de prison dont 6 mois ferme. 

projet x facebook 

Le tribunal correctionnel de Draguignan a reconnu hier qu’Allan Brooks et Alexandre Fleury, âgés tous deux de 21 ans, s’étaient rendus « coupables de complicité de destruction » lors de cette soirée, comme l’indique l’AFP. À ce titre, ils écopent chacun d’une peine de prison identique et sont sommés de verser 20 000 euros aux victimes. Ce montant correspond à une provision, c’est-à-dire qu’il sera réévalué d’ici le mois de novembre. D’après Le Monde, les dégâts ont été évalués à 80 000 euros.

Devant le tribunal, les deux jeunes garçons ont reconnu avoir lancé une invitation à cette soirée sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook. L’idée était alors de reproduire la trame du film américain « Projet X ». D’après nos confrères du Monde, l’événement est alors prévu pour être « comme dans le film, c’est No Limit ». Est ainsi mis en avant du « gros son », des « DJ en folie » ou bien encore des « strip-teaseuses ». Les organisateurs mentionnent toutefois une « seule obligation : emmener une bouteille d’alcool par personne ». Un prix d’entrée de deux euros est également fixé, toujours d’après Le Monde. 

Le 19 mai au soir, plusieurs centaines de jeunes débarquent pour faire la fête, après que l’adresse de la villa fut dévoilée. Comme nous l’expliquions à l’époque, la soirée avait finalement tourné au saccage de la maison, et les gendarmes étaient intervenus après avoir été alertés par les voisins. Pourtant, les deux organisateurs ont tenté de décliner toute responsabilité s’agissant des dégâts, estimant que c’était les invités qui avaient commis les dégradations, non eux. « On n’a pas demandé à 1 200 personnes de venir et de tout casser dans la maison ! » a également ajouté Allan Brooks. 

Un troisième homme est également poursuivi, pour « abus de confiance ». Comme l’explique Le Figaro, cet agent immobilier aurait loué la villa aux deux jeunes gens, sans que les propriétaires en soient informés.


0

Viré de TF1 pour s’être oppposé à HADOPI, et malgré sa victoire JÉRÔME fera appel

-

Le 1er juin, Jérôme Bourreau-Guggenheim, viré de TF1 en 2009, sur dénonciation du ministère de la Culture, pour avoir critiqué Hadopi, a remporté une bataille entamée il y a trois ans : le tribunal des prud’hommes de Boulogne-Billancourt a condamné son ex-employeur à lui verser 27000 euros pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».

Dans une tribune que publie ecrans.fr, Jérôme Bourreau-Guggenheim explique sa décision de faire appel de la condamnation.

Le 1er juin dernier, la société TF1 a été condamnée par le Conseil de Prud’hommes de Boulogne Billancourt pour mon licenciement jugé « sans cause réelle et sérieuse ». Il s’agit d’une première victoire encourageante dans le difficile combat pour la justice que j’ai engagé il y a plus de trois ans maintenant.

Néanmoins, tout en reconnaissant que je me suis exprimé à titre personnel et en mon nom propre, et qu’en l’espèce je n’ai jamais manqué à mon obligation de loyauté à l’égard de mon employeur, la décision du Conseil de Prud’hommes se borne à faire le constat des arguments fallacieux et diffamants employés par la société TF1 dans le seul but de jeter le discrédit sur ma personne et de minimiser le scandale que cette affaire a mit en lumière.

En effet, cette décision souligne très justement qu’en faits, TF1 n’a pu apporter la moindre « preuve qu’elle avait fait du projet de loi HADOPI un élément central de sa stratégie (…) et en quoi [mon] opinion sur le projet de loi HADOPI était nécessairement incompatible avec la stratégie de TF1 ».En somme, que les propos privés tenus dans mon courriel du 19 février 2009, qui ne s’avèrent ni excessifs, ni diffamatoires, ne peuvent « manifester » un quelconque désaccord sur les orientations stratégiques de la société et encore moins justifier le licenciement.

Bien au contraire, et à l’évidence, ce « défaut d’alignement » que me reproche maladroitement mon ancienne hiérarchie, ne porte nullement sur la stratégie du groupe, mais sur une « opinion personnelle » rentrée fortuitement en dissonance avec des accords inavoués et inavouables. Car, ce sont bien les liaisons dangereuses de TF1 avec le ministère de la Culture et de la communication, que cette chaîne de délation, commise en toute impunité et au plus haut niveau de l’Etat, a révélée au grand jour.

Sous prétexte que ce projet de loi a suscité des opinions divergentes au sein des partis politiques, le Conseil de Prud’hommes, épousant la thèse lénifiante de TF1, en tire argument que ce n’était pas un thème politique, que le courriel ne l’était pas davantage et que les « arguments pertinents » ne présentaient pas un caractère politique mais technique. Est-il nécessaire rappeler qu’à ce sujet, l’affaire a connu un volet politique à multiples rebondissements et une vive polémique à l’Assemblée nationale au sein de laquelle les représentants de la nation se dirent choqués du sort qui fut le mien ?

Le ressort le plus déterminant de cette affaire, la raison même de cette action juridique, n’est donc pas tant la réparation d’une rupture abusive d’un contrat de travail. Mais sa cause initiale, dont mon licenciement n’est que l’un des effets. Un point de départ fondé sur un désaccord d’ordre politique, lui-même motivé dans une requête explicite adressée par un représentant de l’autorité politique.

Plus encore, c’est la pertinence d’une démonstration qui, mettant en porte-à-faux la rhétorique maladroite et mensongère du ministère de la culture pour justifier un projet de loi liberticide, a entrainé ma sanction. Puisqu’elle a suffit à l’autorité politique pour savoir que, j’aimais « tirer contre [mon] propre camp ».

Le Conseil de Prud’hommes élude totalement la question des libertés fondamentales lorsqu’il estime que mon courriel ne comporte « aucune indication quant à sa confidentialité » et qu’en conséquence qu’il « ne peut être considéré comme une correspondance privée ». A défaut d’en spécifier explicitement le caractère confidentiel, une correspondance est-elle finalement publique par nature ? L’entreprise est-elle devenue une zone de suspension de nos droits ordinaires ? Doit-on se méfier de nos élus et ne s’adresser à eux qu’anonymement ?

Ecrire à son député, participer à la vie de la cité, n’est-il pas en soit le droit par devoir et par nature de tout citoyen ? Et de surcroit dans un état de droit, une république démocratique héritière des préoccupations des lumières au nom des droits de l’homme ?

En occultant le volet concernant la violation de la vie privée, la discrimination politique et l’atteinte à la liberté d’expression, le Conseil de Prud’hommes réduit la portée de ma demande à un banal conflit d’employeur et dénature complètement les faits par leurs interprétations. Or, l’objectif de mon action judiciaire, le cœur de l’affaire qui me concerne, ne peut pas être écarté comme s’il s’agissait d’un mauvais concours de circonstances, de pures coïncidences et de simples dommages collatéraux.

Comme chacun le sait, les faits sont têtus par nature. Ainsi en faisant appel d’un jugement rendu sur des bases insuffisantes, en ma faveur, ce n’est pas tant le verdict que je remets en question, mais son corollaire qui conduit à légitimer un système inique. Un système qui s’appuie sans hésitation sur des pratiques douteuses. Des pratiques qui doivent être sanctionnées sitôt qu’elles surgissent avant qu’elles ne fassent école, parce qu’elles sont dangereuses. Elles n’augurent rien de bon en effet quant à leurs conséquences délétères dans le temps.

En l’état, si ce jugement devait faire autorité dans des cas similaires, aucun employé n’aurait plus la possibilité de s’exprimer sur les enjeux de société – en son nom propre, en dehors du cadre de son travail – sans l’accord explicite de son employeur. C’est là, dans cette curieuse confusion entre citoyen et salarié, qu’en mettant en danger le second, on muselle plus efficacement et sans rien dire le premier.

Le délit d’opinion, l’atteinte à la liberté d’expression et le viol de l’intimité privée, c’est avant toute chose ouvrir le procès de toute une culture qui pratique par réflexe conditionné le mélange des genres, conséquence directe du sentiment d’impunité qui la caractérise et la conforte dans son autosuffisance.

Ce conflit, les nombreuses questions qui m’animent, et mes inquiétudes de citoyen relèvent donc bel et bien de la Justice. Par conséquent, n’est-il pas normal, plus encore, la raison et le bon sens ne veulent-ils pas que je fasse appel ?

Lire le jugement du conseil des prud’hommes (pdf)

http://www.ecrans.fr/Pour-que-le-delit-d-opinion-ne,14928.html

0

Après #ACTA Anonymous appelle à manifester contre #INDECT

-

Après ACTA, Anonymous appelle à se renseigner et à manifester contre le Projet INDECT le 28 juillet 2012

il n’est pas possible d’intégrer la vidéo donc la voici : 

Chers activistes, au nom de la protection de nos vies privées, cher peuple de l’Union européenne, chères mères et pères, soeurs et frères, fils et filles.

Depuis 2009, l’Union Européene subventionne le projet INDECT au prix de plusieurs millions d’Euros.

Même si plusieurs médias ont déjà pointé du doigt cette technologie de surveillance en réseau, seuls quelques citoyens de l’UE savent de quoi elle retourne.

La mise en oeuvre de INDECT vise à analyser les comportements pour prévenir les crimes, dans la vie virtuelle, ainsi que dans la vie réelle, avant que ceux-ci ne se produisent.

Non seulement cela nous semble fou, mais ce projet aura aussi pour conséquence un assassinat en règle de notre droit fondamental à la vie privée.

En effet, ces appareils seront capables de collecter nos données biométriques personnelles et de les croiser avec des fichiers numériques existants sur les personnes dans des bases de données obtenues sur Internet y compris via les réseaux sociaux.

Par conséquent, toute personne pourra être tracée et surveillée, toute personne qui dit ou fait quoi que ce soit danormal ou quelque chose que le système pourra considérer comme une menace à la fois sur Internet et dans la vie réelle, sera potentiellement suspecte.

Au nom de la prévention d’actes de terrorisme supposés, nous avons accepté de laisser circuler nos données personnelles pendant trop longtemps. Les gens ont commencé à accepter d’être traités comme des terroristes potentiels ou des criminels et d’être de plus en plus privés de leurs droits fondamentaux. Tout cela en permettant aux puissances d’exercer un contrôle accru et continu sur eux.

Les droits fondamentaux n’ont pas été donnés à nous comme une question de cours, et de nombreuses générations ont continué à se battre pour eux. Aujourd’hui, votre devoir est de ne laisser personne vous dérober ces droits !

Ces jours-ci, en Espagne, nous avons vu les appels à protester diabolisés par le gouvernement. Si le droit de protester fait partie intégrante de la liberté d’expression, nous ne pouvons tolérer l’essort au sein de l’UE, de toutes ces dispositions antidémocratiques qui pour la plupart se cachent sous le manteau de la prévention du terrorisme .

Nous devons agir MAINTENANT et informer les citoyens de l’Union Européenne des perversions du projet INDECT, qui a été conçu en secret il y a plusieurs années. Nous devons éveiller notre conscience populaire et prendre les rues pour la défense de nos droits.

Pour toutes ces raisons, nous vous appelons à contacter toutes les organisations qui défendent la protection des données personnelles à s’engager dans ce combat.

Réalisez des tracts ou tout autre moyen de communication qui relaiera l’information sur INDECT. Traduisez le message de cette vidéo dans votre langue maternelle et diffusez le ! Protestons contre INDECT comme nous l’avons déjà fait contre ACTA en début d’année. Soyez des notres une nouvelle fois lors des manifestations qui auront lieu contre INDECT le 28 juillet 2012 !

Nous sommes Anonymous, Nous sommes Légion, Nous refusons l’asservissement des peuples, Nous nous battons pour la Liberté, de tous, y compris la votre. Au nom de la démocratie, unissons nous tous ! irc.anonops.bz/6667 ou irc.anonops.bz/6697 SSL #indect / #opindect

explications sur INDECT :


0

TF1 condamné pour avoir viré un salarié anti-Hadopi, tous les détails

-

 Nous avons obtenu du conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt la copie du jugement qui a condamné TF1 à 27 000 euros pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse » de Jérôme Bourreau-Guggenheim (JBG). On sait désormais pourquoi il n’a pas obtenu la condamnation de la chaîne pour l’atteinte à ses libertés fondamentales, dont ses opinions politiques ou le secret des correspondances privées.

JBG salarié TF1 conseil de prud'hommes

Rappelons brièvement les faits. Le 19 février 2009, 14h37, JBG, responsable du pôle innovation web de la chaîneenvoie un email à sa députée, Françoise de Panafieu, depuis sa messagerie personnelle. Il dénonce les absurdités du texte et sollicite l’intervention de la parlementaire UMP en lui demandant symboliquement de « porter [sa] voix et celle de milliers de citoyens » avant le vote. Ce salarié de TF1 tacle aussi « les lobbyistes de l’industrie musicale et du cinéma (…) qui ont complètement raté le virage du numérique et qui voient en une loi le seul moyen de préserver leur business obsolète ». 

Le cabinet de De Panafieu transfère le courrier au ministère de la Culture, en sollicitant un argumentaire « béton » pour répondre aux futurs détracteurs. 


Christophe Tardieu, chef de cabinet adjoint de la ministre, renvoie cependant le mail à Jean-Michel Counillon, secrétaire général de TF1, avec ce commentaire : 

« Bonjour Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp. Cordialement ». 

Le 16 avril, JBG est viré de la chaîne pour avis trop divergeant avec la stratégie du groupe. 

TF1 croit se reconnaître parmi les « lobbyistes » « qui ont complètement raté le virage du numérique »,  et lui reproche une position qui fait « apparaître le défaut d’alignement d’un de nos responsables web avec la position officielle défendue par la direction. » 

L’affaire prend un tournant judiciaire. JBG dénonce des atteintes à sa vie privée et à sa liberté d’opinion : le mail est personnel, ses propos étant tenus en privés ! Ce licenciement à raison de son hostilité à Hadopi est en outre un licenciement pour opinion politique, nul et interdit. 

TF1 rétorque très exactement l’inverse : il n’y a pas d’opinion politique, mais des analyses techniques. En outre, le licenciement est légitime, « compte tenu de l’importance pour TF1 de la réglementation contre le piratage ce que le salarié ne pouvait ignorer ». Ce n’est pas un courrier privé, puisque JBG demande à un personnage public de «porter sa voix », « ce qui manifeste sa volonté de rendre public son point de vue ». Enfin, le salarié n’avait pas indiqué de caractère confidentiel à son mail…

Le conseil de prud’hommes va rendre un jugement en demi-teinte ce 1er juin. 

Discrimination à raison des opinions politiques ?

Pour les juges, l’opinion politique est « un ensemble d’idées exprimant un engagement militant quant à la manière de gouverner un état et d’organiser les pouvoirs ». Problème, selon eux : les critiques du courrier de JBG sont essentiellement techniques (efficacité du système), juridiques (violation de la vie privée, de la présomption d’innocence, etc.) ou économiques, mais non « politiques ». « Des opinions émises dans le mail, il n’est pas possible de déterminer l’orientation des idées politiques de leur auteur » balayent-ils.

Violation des libertés fondamentales ?

Le conseil des prud’hommes évacue tout aussi rapidement la question de la violation des correspondances privées : « le mail adressé à une députée pour lui demander de « porter sa voix » et ne comportant aucune indication quant à sa confidentialité ne peut être considéré comme une correspondance privée ».  Au surplus, les juges précisent que le courrier a été spontanément remis par un tiers qui l’avait obtenu du destinataire initial. Re-balayage. 

Licenciement sans motif réel et sérieux ?

Mais le tribunal décèle bien un licenciement sans motif réel et sérieux. Pourquoi ? Le mail « est une critique à titre personnel (et non au nom de la société TF1) du projet de loi Hadopi dans ses modalités (et non quant au principe de lutte contre le piratage), exempt de propos « injurieux ou excessifs ».» 

Au surplus, TF1 ne démontre pas en quoi les propos de JBG « sont incompatibles avec l’exercice de ses fonctions » et ne prouve pas qu’ils ont « fait du projet de loi Hadopi un élément central de sa stratégie dont avait connaissance » le salarié. En outre, c’est à tort que l’entreprise s’est sentie visée lorsque le salarié s’en est pris aux « lobbies ». Enfin, les juges indiquent de manière lourdement insistante que JBG est favorable à la lutte contre le piratage (répêté quatre fois en quatre paragraphes). Comme si cette qualité avait pu jouer dans cette procédure… Que se serait-il passé si JBG avait été un adepte du P2P et du partage sans contrainte ? Que se serait-il passé si JBG s’était emporté dans son mail finalement non privé, avec des propos « injurieux ou excessifs » ?

Au final, TF1 sera condamné à 27 000 euros, comme nous le révélions, mais les parties sont déboutées pour leurs autres prétentions. TF1 sera en outre tenu de verser 1200 euros pour couvrir les frais de son ex-salarié. Les parties peuvent  toujours faire appel de ce jugement.

0

Le second clip de campagne du Parti Pirate

-

0

Communiqué Anonymous Contre le massacre des chiens de l’UEFA qui organise l’ EURO de Football 2012 en Ukraine

-

Salutations Citoyens du monde. Nous sommes Anonymous.

Il est venu à notre attention que l’UEFA, qui organise l’EURO de Football 2012, et le Gouvernement ukrainien ont pris part à l’un des massacres d’animaux les plus méthodiques, brutaux et sanglants que le monde ait connu. Jusqu’à présent, 80 000 chiens ont été tués dans les villes d’Ukraine afin de « nettoyer » les rues pour une compétition de football, d’une durée de moins d’un mois.

Bien que plus d’un million de personnes aient signé différentes pétitions adressées directement à l’UEFA et au Gouvernement ukrainien pour demander l’arrêt de ces actes inhumains, ils continuent à ignorer les plaintes. Pire encore : le Gouvernement ukrainien nie les faits et fabrique de faux rapports distribués à la presse.

Vous vous demandez certainement « pourquoi font-ils cela » ? La réponse est claire : l’argent. L’UEFA gagne des millions d’Euros avec cette compétition, ainsi que l’Ukraine qui accueille l’événement.

Plus de 250 000 chiens auront perdu la vie avant le début de l’EURO 2012 et l’UEFA continue de nier toute implication avec le massacre ukrainien, prétextant qu’ils ne peuvent pas interférer avec des problèmes qui ne sont pas directement liés au football : alors qu’en réalité, l’UEFA est la CAUSE de ce massacre. L’UEFA a donné à 2 reprises 8 000 Euros pour la stérilisation des chats et chiens errants dans les villes d’Ukraine, ce qui est loin des 196 000 000 d’Euros de primes qui seront reversées aux 16 équipes en compétition.

Qui est responsable ? Qui doit-on montrer du doigt ? C’est simple : le président de L’UEFA Michel Platini et le président d’Ukraine Viktor Yanukohvich, vous êtes entièrement responsables de ce massacre d’animaux. Quand plusieurs organisations animales étrangères ont proposé leur aide et leur savoir-faire pour sauver les animaux errants des villes d’Ukraine, vous n’avez montré absolument aucun intérêt. Vous prétendez qu’il n’y a pas assez d’argent pour lancer un programme de sauvetage des animaux alors que vous avez acheté des crématoriums mobiles à 20 000 dollars pièce ? Vos actions nient la Convention européenne des droits des animaux et tous principes moraux adéquats !

Nous, Anonymous, Nous vous infligeons « l’Opération Ukraine ». Nous nous battrons contre votre violation des droits des humains et des animaux. Nous ne pardonnerons pas votre Holocauste Canin et Nous ne pardonnerons pas la Censure que vous imposez. Au Gouvernement ukrainien et à L’UEFA :

Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Vous auriez dû vous attendre à NOUS.

0

Grande-Bretagne: Assange demande le réexamen de son appel contre son extradition

-
12.06.2012 Les avocats de Julian Assange ont demandé à la Cour suprême de réexaminer l’appel de leur client contre son extradition en Suède, a indiqué la plus haute juridiction britannique mardi.
La Cour suprême avait donné le 30 mai dernier son feu vert à l’extradition du fondateur du site WikiLeaks, mais la défense d’Assange avait obtenu à la surprise générale un délai de 14 jours en vue de présenter une éventuelle demande de réouverture du dossier, pour une raison procédurale. (suite…)
0

Contrefaçon sur internet: nouvelles manifestations en France contre l'Acta AFP

-
11.06.2012 Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Paris et à Toulouse contre l’accord commercial anti-contrefaçon Acta, contesté par nombre d’internautes le dénonçant comme « une menace pour les libertés publiques ».
Place d’Italie à Paris, une centaine de manifestants, parmi lesquels des « Anonymous » masqués et des militants du Parti Pirate, se sont rassemblés « pour informer la population » et « interpeller le Parlement européen », selon Aurélia, l’organisatrice du rassemblement dissimulée derrière un masque blanc.

Négocié entre l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, Singapour, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique et la Suisse, l’Acta vise à lutter contre la contrefaçon au sens large, des médicaments et autres marchandises jusqu’au téléchargement illégal sur internet.

C’est ce dernier volet qui suscite des protestations massives. Les détracteurs de l’Acta le jugent trop imprécis, laissant la voie à des abus de la part des propriétaires des droits d’auteurs et donc à de fortes restrictions dans l’utilisation d’internet.

« Ce n’est pas parce que la technologie numérique permet de contrôler les usages qu’on doit laisser les industries culturelles contrôler notre usage privé de la culture », regrette Frédéric Couchet, délégué général de l’association de promotion et défense du logiciel libre (April).

A Toulouse, ils étaient une centaine à marcher derrière une banderole affichant le sigle ACTA barré d’une croix. « C’est grave, on fait que nous contrôler, c’est comme dans le livre 1984, si on ouvre pas notre gueule, c’est ce qui va nous arriver », peste un des manifestants, chauffeur-routier de 34 ans, qui regrette que la mobilisation ne soit pas plus forte.

« L’ACTA fera que les majors gagneront beaucoup d’argent, mais pas les créateurs », dénonce un autre manifestant.

D’autres rassemblements ont eu lieu en France: à Lyon, 45 personnes se sont mobilisées, 25 à Nantes et une dizaine à Lille.

Le test crucial pour Acta aura lieu le 21 juin quand la commission du commerce international, seule compétente sur le dossier, adoptera sa position. La question sera ensuite soumise au Parlement.

© AFP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jLwfC7g_TiYUxMnjqWnVWAeKosNg?docId=CNG.ce4d80fb808da2b89b9112058b9913c3.651

0

VoX n°2 Magazine gratuit sur Anonymous est sorti

-

en PDF :https://voxlemag.files.wordpress.com/2012/06/vox2-2.pdf

0

5 raisons de voter Parti Pirate

-

Un membre du Parti pirate, le 23 mai 2012 à Paris.

Un membre du Parti pirate, le 23 mai 2012 à Paris.
(THOMAS BAIETTO / FTVI)

« Mettre à jour » la démocratie, légaliser le partage non marchand sur Internet, sortir de la « spirale inflationniste des fichiers », fonder une culture politique qui saute les frontières, et enfin accéder au financement public: pour Mediapart, le Parti Pirate,qui présente pour la première fois en France une centaine de candidats aux élections législatives, s’explique.



 

Ils ont surgi de toutes les mers, bravé des océans de paperasse, formé leurs équipages, remué codes électoraux et imprimeurs, et dimanche, ils/elles seront 101 candidat(e)s et autant de suppléant(e)s à l’abordage du Palais Bourbon. Souquez les artimuses ! 

Depuis quelques jours, sur les panneaux électoraux, devant les écoles, d’étranges affiches vertes et mauves fleurissent. Le Parti Pirate se présente pour la première fois à un scrutin national. Pour beaucoup, il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié). D’autres savent que des Partis Pirates existent déjà dans plusieurs dizaines de pays, notamment en Suède et en Allemagne où ils comptent de nombreux élus.

La plupart sont de jeunes moussaillons, certains de vieux loups de mer, aucun n’a fait de la politique son métier, nul apparatchik, tous sont des citoyens espérant relancer la démocratie (1). 

Il y a mille raisons (2) de monter à bord et de voter Pirate le 10 juin prochain. 

En voici cinq.

Mettre à jour la démocratie

La République est rongée par la collusion entre les pouvoirs économiques, politiques et judiciaires. Agissons afin de prévenir les conflits d’intérêts : nous réclamons une justice réellement indépendante avec, notamment, la création d’un Conseil supérieur de la justice, autonome. Nous visons une vie politique transparente et participative, traquant les conflits d’intérêts, le cumul de mandats à plein temps et le financement occulte des partis. Les citoyens doivent pouvoir harponner le Parlement via des pétitions par Internet, comme en Allemagne. Les entreprises en contrat avec l’État doivent publier leurs marges. L’État dispose d’un butin gigantesque de données déjà financées par les citoyens. Propulser dans les tuyaux d’Internet ces données pourrait permettre à des entreprises de prospérer, à des citoyens d’améliorer leurs projets collaboratifs et à tous de veiller à la qualité et à l’usage de ces données.

Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages

Avec le développement d’Internet, la société a changé. Les pratiques culturelles aussi. Le partage des œuvres est aujourd’hui une pratique courante. Pourtant, la classe politique traditionnelle, légiférant sous l’influence des industries dites culturelles, persiste à réprimer le partage. Le Parti Pirate veut synchroniser la législation et les pratiques en légalisant le partage non-marchand sur Internet. Voulons-nous « affamer les artistes » ? Non. De nombreuses études démontrent que ceux qui piratent le plus sont ceux qui achètent le plus. Nous souhaitons proposer d’autres formes de financement de la production artistique et culturelle, par un changement de la législation et une volonté politique innovante.

Nous libérer de la prolifération des fichages

Loppsi, PNR, Cristina, Base-élève, CEL : Stop ! Nous sommes victimes de la spirale inflationniste des fichiers que produit l’administration pour quadriller la population. Quelles garanties avons-nous contre le croisement des fichiers ? Et que dire des fichiers privés, collectés à notre insu et sans surveillance ? En 1974, la légereté avec laquelle l’État traitait les données personnelles faisait scandale et aboutissait à la création de la Cnil. Presque quarante ans plus tard, les garde-fous ont sauté. Il faut reprendre le contrôle des fichiers et encadrer les dispositifs de surveillance au sens large : limiter la vidéosurveillance, anonymiser les cartes de transport, faire respecter la confidentialité des échanges privés (courriels, etc).

Construire un parti internationaliste

Les Pirates ont débarqué en 2006 en Suède, sur un coup de bluff d »un programmeur. Le nom était un pied de nez à ceux qui stigmatisent le partage culturel. Aujourd’hui, les Pirates sont présents au Parlement européen. Qu’ils soient de Catalogne, de Suède, d’Allemagne ou de France, tous partagent les mêmes valeurs et déplorent le manque de démocratie de l’Union. Le Parlement européen est capitaine de corvette : il devrait être amiral. C’est pourquoi tous les Pirates d’Europe présenteront un programme commun lors des prochaines élections européennes. Un premier pas vers une culture politique commune aux 27… voire au-delà : le mouvement Pirate s’étend déjà à tous les continents du globe.

Financer un jeune parti

Dimanche dernier, les quatre candidats du Parti Pirate de France qui se présentaient pour les circonscriptions des Français de l’Etranger ont tous obtenu plus d’1% des voix. Ces résultats indiquent où le vent souffle. Il nous porte. Si, de la centaine de candidats Pirates présents en métropole et outre-mer, la moitié au moins obtient un score similaire ce dimanche, alors notre navire aura de quoi s’offrir de nouvelles voiles et préparer les prochaines échéances. Car s’ouvrirait alors le financement public des partis, soit 8,15 € par voix sur cinq ans. Le « vote utile » prendra alors un tout autre sens.

Montez à bord.  Le 10 juin, hackons les élections. Votez Pirate.

 

(2) Pour contacter les candidats, pas de centralisme au Parti Pirate, joignez-les en retrouvant leurs coordonnées  sur http://legislatives.partipirate.org/2012/liste-officielle/

 (1) Retrouvez le programme du Parti Pirate, rédigé et voté par ses adhérents.

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/050612/cinq-raisons-de-hacker-la-politique

0

Attaqué pour non respect des droits d’auteur, Google plaide la complexité

-
 La direction du groupe internet Google, attaquée par des groupes de médias qui l’accusent de rester trop inactive face au piratage, a plaidé jeudi la complexité de la question, estimant que les difficultés sont juridiques plutôt que techniques.

Lors de la conférence annuelle du site d’informations spécialisées All Things Digital, organisée à Rancho Palos Verdes (Californie), le co-directeur général de l’agence de gestion des carrières de stars William Morris Endeavor, Ari Emanuel, avait accusé Google, via le site de vidéos YouTube, mais aussi d’autres câblo-opérateurs, de laisser faire le piratage.

« S’ils n’arrêtent pas le vol de contenus c’est un problème », avait-il dit, assurant que Google et les câblo-opérateurs en avaient la capacité, tout comme ils ont la capacité de bloquer la diffusion de programmes de pornographie pédophile.

« C’est une comparaison injuste », a rétorqué jeudi Susan Wojcicki, vice-président de Google chargée de la publicité.

« La pornographie pédophile, quand on en voit, on sait que c’est de la pornographie pédophile », a-t-elle dit, mais « quand je vois des programmes sous droit d’auteur, je ne sais pas qui possède les droits », notant que certains internautes font de l’édition des programmes qu’ils remettent en ligne.

M. Emanuel est « mal informé, très mal informé », a-t-elle ajouté.

« Google fait tout son possible » pour lutter contre le piratage, avec notamment un système de reconnaissance des contenus permettant aux détenteurs des droits de tirer des bénéfices de leur diffusion, ou de demander le retrait des vidéos en question.

« C’est une question de gestion, pas une question technique », a-t-elle conclu.

« Si on prend un paquet de programmes et un groupe d’avocats, et qu’on leur demande qui possède (les droits sur) tel programme, je suis sûre que les avocats ne seront pas d’accord », a-t-elle fait valoir, assurant que ce sont les acteurs culturels qui sont les mieux placés pour régler les problèmes.

Ce débat intervient quatre mois après l’échec au Congrès américain de projets de loi antipiratage qui avait provoqué une levée de boucliers sans précédent.

Google, Wikipédia, Facebook, Twitter, Yahoo!, ou encore eBay s’étaient mobilisés contre des textes soutenus par Hollywood, de l’industrie musicale et de la Chambre de commerce américaine.

Il y a une semaine, Google a par ailleurs annoncé que les violations de droits d’auteur étaient la principale motivation pour la suppression de liens dans les résultats de son moteur de recherche.

La direction de Google a également affirmé qu’elle n’en était qu’aux débuts des possibilités de personnalisation des publicités en ligne, qui devrait bénéficier de l’explosion de l’internet mobile.

« La personnalisation de la publicité n’est pas encore arrivée », a affirmé Sundar Pichai, vice-président de Google chargé des applications.

« Au fur et à mesure que nous comprenons plus de choses sur les internautes, d’une façon responsable, je crois que cette expérience (de la publicité en ligne) peut évoluer pour être beaucoup plus centrée sur l’internaute, et bien plus agréable aussi », a affirmé M. Pichai, qui était interrogé sur l’incapacité des sites internet à présenter des publicités correspondant aux intérêts véritables des internautes.

Il a toutefois ajouté que cela passait par des « compromis », évoquant apparemment les questions de protection des données personnelles.

« Les téléphones portables vont avoir (une importance) énorme » dans cette évolution, a-t-il ajouté, car « ils nous donnent beaucoup plus de signaux, l’endroit où vous vous trouvez, le moment de la journée etc. ».

« Du point de vue de l’internaute, ça s’améliore », a-t-il assuré.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iYd5bn4Kpcpv6dka5_NclltICXXA?docId=CNG.28d7061cd8ca32ce836f10a75b687d3e.2c1